| mardi 27 février 2007, a 15:09 |
| Prochaines Projections |
Pour organiser une projection en salle, en milieu scolaire ou autre, merci de me contacter via la rubrique contact.
Les projections sont gratuites.
Prochaines projections :
5 Juillet 2008 - Paris 20ème
9h30 - 30 rue de la Mare
Jeudi 3 Juillet - Nantes
15h - Cinéma et droits de l'homme dans le cadre du Forum mondial des droits de l'homme
Cité des Congrès
Val Maubuée en novembre
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| samedi 17 février 2007, a 14:49 |
| UN DVD EXISTE |
Vous voulez projeter le film Sans Papiers ni crayon ou avoir une copie du film ?
Merci de me contacter en m'envoyant un email (adresse en fin de rubrique "présentation" , sans laisser de demande dans la rubrique "commentaires"
Vous pouvez aussi acheter le film sur le site :
http://www.vodeo.tv/4-69-4317-sans-papiers-ni-crayon.html
(Attention, le film acheté sur ce site n'aura pas la jacquette de présentation ci-dessus, je n'ai strictement aucun rapport, contrôle ou pouvoir avec ce vendeur et je ne peux donc être tenue responsable de la façon dont le DVD est vendu.) |
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| samedi 17 février 2007, a 14:46 |
| ICHAM |
Marocain, arrivé en France à l'âge de 15 ans. Il vit dans un hôtel, une petite chambre sans douche.
Pour gagner un peu d'argent, il travaille dans une épicerie, au noir. Il est sous payé et fait des horaires de dingue.
Il se bat depuis 2 ans pour avoir ses papiers et vient de recevoir un arrêté de reconduite à la frontière...Il a 48 h pour faire appel. |
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| samedi 17 février 2007, a 14:45 |
| FATIMA |
Algérienne, arrivée en France il y a 4 ans avec sa famille. Depuis son arrivée, elle n'a connu que les squats, les hébergements d'urgence et l'hôtel.
La fin de la trêve hivernale approche, le risque d'expulsion aussi. Fatima a très peur d'être expulsée. Elle a peur, entre autres, de se retrouver dans un pays dont elle ne connait plus la langue. "Là-bas" dit-elle, " à l'école, ils vont me mettre avec les petits, parce que je ne sais pas écrire l'arabe et je suis trop petite pour être avec des petits." |
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| samedi 17 février 2007, a 14:45 |
| LIONEL |
C'est un Rrom* de Roumanie. Il est arrivé en France avec sa famille il y a plus de 8 ans. Au moment du tournage, il était scolarisé depuis un mois seulement et vivait dans un bidonville. La police ayant menacé d'expulser ses habitants sous peu, Lionel pourra-t-il continuer à aller à l'école ? Et bien non ! Un an après le tournage du film et alors que la Roumanie vient d'entrer dans l'Europe, Lionel a été une fois de plus expulsé et se retrouve de nouveau sans école. Car être Européen n'est pas une condition suffisante pour éviter l'expulsion, il faut aussi justifier d'un salaire mensuel de 800 euros.
Aujourd'hui, Lionel vit dans un nouveau bidonville dans le 93. Ils sont 11 dans deux caravanes. |
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| samedi 17 février 2007, a 14:44 |
| JEAN |
Il est Haïtien. Toute sa famille a été massacrée. Il est arrivé en France, seul. Il a dû faire face non seulement au décès de ses parents mais à sa situation d’étranger arrivé illégalement sur le territoire français.
Dans son pays, il ne savait pas que l’accueil en France serait comme cela. D’ailleurs, personne ne le croirait s’il devait raconter ce qu’il a vécu, sortant très peu, marchant dans la rue en rasant les murs par peur de la police, il a vécu des mois en vivant caché et replié sur lui-même. Pour lui, la France c’était le pays des droits de l’homme.
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| samedi 17 février 2007, a 14:44 |
| VASILE |
Il est Moldave. Quand il est arrivé en France, à l’âge de 15 ans, il parlait à peine le Français. Dans son pays, à l’école, il ne voulait pas l’apprendre, pensant que cela ne lui servirait à rien. Arrivé avec sa famille il y a 4 ans, aujourd’hui, il parle le français couramment.
Ses 18 ans, il les a eus sur un chantier, il faisait le maçon. Comme beaucoup de sans papiers, pour survivre, il travaille au noir, faisant des chantiers dans le bâtiment. Et quand l’employeur ne veut pas les payer, ce qui arrive souvent, et bien, il ne peut rien dire, il ne peut pas porter plainte parce qu’il n’a pas de papiers.
Et c’est justement parce qu’il n’avait pas de papiers qu’il s’est fait arrêter, « comme un criminel » dit-il, « avec les menottes aux poignets ». On l’a mis tout nu pour le fouiller, on l’a mis en garde à vue et il a été envoyé en centre de rétention*. Cette « expérience », ce non respect de sa dignité humaine, l’a profondément blessé.
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| samedi 17 février 2007, a 14:43 |
| SAAD |
Son prénom veut dire la chance. Saad a traversé toute la France en bus en passant par l’Espagne. Arrivé du Maroc à l’âge de 14 ans pour rejoindre sa tante, il a été choisi par sa famille. Il ne savait pas ce qui l’attendait ici.
Il ne savait pas que ce serait si dur de vivre sans parents. Il ne savait pas qu’il ne reverrait pas ses frères et sœurs, qu’il perdrait famille et amis en venant en France. A 14 ans, il a du se reconstruire une vie. Cela n’a pas été facile mais Saad y est arrivé. Le petit garçon qu’il était quand il est parti a fait place à un homme qui a toutes ses attaches en France.
Passionné par la mécanique, il rêve de pouvoir continuer ses études après le bac. Mais sans papiers, comment poursuivre des études supérieures ? Car, pour s’inscrire à la fac, il faut des papiers en règle, idem pour un BTS ou pour faire un stage.
Saad fêtera bientôt ses 20 ans.
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Aujourd'hui, 13 Mars 2007, Saad a obtenu une carte de séjour "vie privée et familliale"
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| samedi 17 février 2007, a 14:42 |
| SARAH |
Tunisienne, arrivée en France il y a deux ans avec sa mère. Elle a été contrôlée par la police, déclarée majeure et mise en prison. Elle a subi un examen test osseux* et un examen des poignets pour "vérifier" son âge...
Cette expérience l'a profondément avilie. Elle s'est sentie être une moins que rien, "pire qu'un chien à qui on donne un coup de pied" nous disait-elle.
A l'heure actuelle, je n'ai plus aucune nouvelle.
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| samedi 17 février 2007, a 14:41 |
| GUY |
La dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles, c'était par téléphone. Il était à la rue avec sa femme et son petit garçon de moins de deux ans. C'était en décembre 2006. Depuis, plus de portable, plus rien.
Guy, orphelin Camerounais de 19 ans, depuis cinq ans en France et scolarisé au lycée Feyder en Terminale, a été arrêté en septembre 2005 et mis en centre de rétention. Il a refusé d'embarquer dans l'avion qui devait le ramener dans son pays.
Alors qu'il était en centre de rétention*, sa copine a accouché. Touchés et choqués par sa situation, les élèves de son lycée s'étaient mobilisés pour obtenir sa libération. Guy a obtenu un titre de séjour provisoire d'un an.
Guy nous raconte son passage en centre de rétention où il a vu des gens se mutiler, se lacérer le ventre...
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| samedi 17 février 2007, a 14:40 |
| AYA |
Elle est arrivée seule en France, à l'âge de 15 ans, chez un "oncle" qu'elle ne connaissait guère. Elle a été choisie pour son caractère débrouillard. Dans son pays, en parlant de la France, on dit : La France, Terminus de la terre.
Elle a surmonté toutes les épreuves, la rue, le placement en foyer mais le plus dur a été le jour où elle a appris que sa mère était décédée. Faute de papiers, elle n’a pas pu prendre l’avion, quitter le territoire comme tout le monde et aller la voir une dernière fois.
A bout et fatiguée d'une telle vie, elle ne voulait plus aller à l'école. "A quoi me sert d'aller à l'école si demain je me fais expulser ? A réchauffer les bancs ?
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| samedi 17 février 2007, a 14:34 |
| Camille Desert |
Juriste, elle travaille à la Cimade* et s’occupe, entre autres, d’aider les élèves sans papiers dans leurs démarches juridiques. Afin de défendre ses droits devant un tribunal, l’élève sans papiers doit y déposer un dossier reprenant tous les éléments de sa vie en France, toutes les pièces justificatives pouvant faire acte de son intégration y sont intégrées. Ce dossier peut comporter plus d’une centaine de pages. C’est un travail fastidieux à faire, une très longue et lourde tâche difficile à accomplir pour un adulte et pratiquement impossible pour un jeune adolescent. |
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| samedi 17 février 2007, a 14:33 |
| Christophe Hespel |
Il est proviseur d’un lycée professionnel dans le 18ième arrondissement de Paris. Au cours des dernières années, il a constaté une nette évolution du nombre d’élèves sans papiers au sein de son établissement.
Le plus dur, pour un élève sans papiers et d’oser avouer sa situation. Car, de l’extérieur, un élève sans papiers est un élève comme un autre mais qui vie une situation tragique. Honteux de son état, ayant peur de se faire traiter de « sans papiers » par ses camarades - insulte suprême - nombre d’élèves sans papiers, racontent qu’ils n’hésitent pas à employer cette injure envers d’autres afin de se protéger eux-mêmes. Cette peur, disparaît dès que l’élève ose révéler sa situation.
Mis au courant, les camarades de classe se montrent, en générale, très solidaire de leurs copains sans papiers et n’hésitent pas à les défendre et à les soutenir (pétition, manifestation etc.)
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| samedi 17 février 2007, a 14:32 |
| Pablo Krasnopolsky |
Il est enseignant et porte parole du Réseau Education Sans Frontière*. Chaque semaine, il organise une réunion d’information dans son département afin d’aider les élèves sans papiers qui le souhaitent pour la constitution de leur dossier en vu de faire régulariser leur situation.
En gros, il y a deux types d’élèves, celui qui est mineur et celui qui ne l’est pas. Pour celui qui n’est pas majeur, il est capital de le mettre au courant de ce qui l’attendra une fois la majorité atteinte. Beaucoup d’élèves ignorent qu’ils vont devenir du jour au lendemain des sans papiers, sans aucun droit, risquant l’expulsion au moindre contrôle de police.
Pour les élèves majeurs, il est important de les soutenir aussi bien moralement que dans leurs démarches administratives.
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| samedi 17 février 2007, a 14:31 |
| Catriona Laing |
Elle travaille bénévolement à Médecins du Monde* où elle est responsable de la scolarisation des Roms*. Chaque semaine, elle se rend dans les bidonvilles, terrains, squats et autres campements en région Ile-de-France afin d'y rencontrer les enfants roms non scolarisés.
Il y a plus d’une vingtaine de bidonvilles autour de Paris, sans eau ni électricité où s’entassent des familles qui vivent dans des caravanes dans des conditions insalubres et inacceptables. On trouve aussi, malheureusement, de nombreux autres terrains sur toute la France et notamment à Lyon, Marseille et Nice.
Alors que l’école est obligatoire pour tous, les enfants roms rencontrent de nombreuses difficultés pour se faire scolariser. Une des difficultés est liée au racisme est à l’exclusion que rencontrent ces populations.
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| samedi 17 février 2007, a 14:30 |
| Jack Lang |
Député PS du Pas-de-Calais et ancien ministre de l’Education Nationale, Jack Lang a invité "tous les républicains" à s’opposer à l’expulsion des enfants étrangers scolarisés.
Relayant un appel du "Réseau Education sans frontières" (RESF*), il a jugé "souhaitable que tous les républicains fassent bouclier pour que les enfants restent en France". "Aujourd’hui, il y a des centaines d’enfants, de jeunes, dans des écoles, dans des lycées, dans des collèges qui sont menacés d’expulsion hors de France…" a expliqué Jack Lang à La Tribune le,27/04/06.
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| samedi 17 février 2007, a 14:29 |
| Yannick Lucas |
Il est médiateur à l’ASAV* et s’occupe de la scolarisation des Roms* dans le 93. Il effectue un travail très minutieux sur le terrain afin d’aider tous les enfants recensés à être scolarisé. Pour cela, travaillant au cas par cas, il s’occupe des formalités administratives et médicales nécessaires à l’inscription d’un enfant à l’école.
Concrètement, il va chercher les enfants sur le terrain, les emmène se faire vacciner, les conduit à la mairie pour se faire inscrire à l’école et ensuite à l’école. Mais, il veille aussi à ce qu’une approche soit faite conjointement avec les enseignants afin de les sensibiliser sur les enfants roms. Il est important de le faire car, du fait de leurs conditions de vie, les enfants roms peuvent être très facilement rejetés par leurs camarades tout comme par leurs enseignants. Par exemple, le fait de ne pouvoir se laver faute d’eau courante, le fait de porter des vêtements sales sont des facteurs d’exclusion.
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| samedi 17 février 2007, a 14:28 |
| Thierry Mariani |
Député UMP du Vaucluse, Thierry Mariani, est le rapporteur du projet de loi Intégration et Immigration à l'Assemblée, projet de loi qui a été adopté le 21 juin 2006. A ce propos, il déclare que : « S'agissant de la lutte contre l'immigration clandestine, je fixe l'objectif de 28 000 reconduites exécutées en 2007 ; en 2002 il y en a eu à peine 10 000… »
Et ajoute que : « C’est une constante chez Nicolas Sarkozy, que d’avoir une politique ferme mais juste. La fermeté consiste à dire que ce n’est pas parce qu’on arrive avec un enfant et qu’on le scolarise qu’on a un droit indéfini au séjour, la justice c’est une politique au cas par cas. »
Et, défendant le principe de "l'immigration choisie" il déclare que :
« C'est le droit d'un pays d'accepter en priorité ceux qu'il souhaite sur son territoire. Si des millions de personnes veulent quitter leur pays à cause de la misère, c'est notre droit, sans scrupules, d'accueillir les meilleurs d'entre eux. »
Je tiens à préciser que les propos ci-dessus ne sont pas extraits du film mais d'une interview d'un journal publié sur le web. |
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| samedi 17 février 2007, a 14:25 |
| Marie-Cécile Plà |
Elle est rééducatrice scolaire en primaire, c’est-à-dire, qu’elle s’occupe d’enfants qui ont des problèmes à l’école. Parmi les enfants dont elle s’occupe, il y a des enfants de sans papiers*.
Les enfants de sans papiers, du fait de leur situation, peuvent avoir des troubles comportementaux. Il est très difficile pour un enfant de comprendre pourquoi ses parents - parce qu’ils n’ont pas de papiers - sont « hors-la-loi » au même titre qu’un voleur ou un truand.
L’enfant a besoin pour se construire d’un modèle parental, le fait de voir ses parents se faire menotter ou expulser entraîne chez l’enfant une perte de repaires. Pour se protéger, l’enfant va alors soit, se replier sur lui-même et rejeter tout ce qu’il est, sa famille, ses origines, refuser de parler etc. soit, devenir extrêmement violent.
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| samedi 17 février 2007, a 13:46 |
| FICHE TECHNIQUE DU FILM |
Titre :
Sans papiers ni crayon
(Merci aux membres de RESF pour avoir trouvé ce titre car nous avons longuement hésité avant sur plusieurs titre dont FAIRE ECOLE ou Les SANS ECOLE)
Genre :
Documentaire
Durée :
52 minutes
Version :
Française
Format :
16/9
Son :
Mono
Tournage :
Marseille et
Ile de France
Durée tournage :
1 ans et demi
Equipe Techinique :
Ecriture et Réalisation : Marie Borrelli
http://poll.imdb.com/name/nm1497208/
http://www.canal-maritima.fr/v2_video.php3?id_article=848
Assistant Paris : Guillaume Estivie (et je le remercie grandement pour avoir travaillé plusieurs mois sans avoir été payé par la production)
Assistant Marseille : Boris Laurent
Image : Philippe Lafaix - Marie Borrelli
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Lafaix
Son : Gérard Achille - Guillaume Estivie
Montage image : Barbara Chiarazzo
http://poll.imdb.com/name/nm1337777/
Assistants monteur image : Nicolas Jazat (qu'il soit remercié grandement pour avoir travaillé sans avoir été payé par la production) - Anne Dormion
Montage son et Mixage : Jean-Luc Bardyn
Etalonnage : Yohann Tür
Trucages : Colombe Nicolas
Production : Injam Production
Coproducteur : Télessonne
Stagiaires productions :
Benoît Colson - David Daurier - Pierre Grangereau (qu'ils soient remerciés plus particulièrement pour avoir fait le travail de directeur de production et avoir travaillé dix heures par jour)
Alba Fernandez (merci pour son travail bénévole)
Transcription : Pascale Pautrat - Vanessa Sylvanise
Photos : Corinne Pontoir
Musique originale : "Immigration" par le Dwen de Dadou (Merci pour avoir fourni la musique gratuitement)
Ce film a obtenu la Bourse Brouillon d'un rêve de la SCAM
Il a été produit grâce au soutien de la Région Paca (28 000 euros), du CNC, de la Procirep et du Fasild (12 000 euros)
Ce film a remporté un prix au Festival de l'éducation, prix touché par la production : 1500 euros
Budget total connu : 53 OOO euros
Merci à Thierry Aflalou de Comic Strip Production pour m'avoir prêté sa caméra gratuitement durant tout le tournage
Merci à Catherine Derenne de Ithaque pour m'avoir prêté gratuitement du matériel d'éclairage chaque fois que j'en avais besoin
Merci à Guillaume Estivie pour avoir prêté gratuitement sa caméra
http://www.scam.fr/
http://www2.regionpaca.fr/index.php?id=209&no_cache=1
http://www.cnc.fr/
http://www.fasild.fr/dispatch.do
http://www.procirep.fr/
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| samedi 17 février 2007, a 13:43 |
| QUELQUES MOTS CLEFS |
Elève sans papier
La loi ne considére pas un mineur comme étant sans papiers, ce sont ses parents qui le sont. Par contre, dès son 18ième anniversaire, l'enfant devient immédiatement un sans papiers, un étranger en situation irrégulière. Il risque l'expulsion au moindre contrôle de police. De même qu'il ne peut pas ouvrir un compte bancaire, il ne peut pas passer son permis, il ne peut pas s'inscrire dans une bibliothèque, il ne peut pas travailler, il ne peut pas poursuivre d'études, il ne peut pas s'inscrire en stage, il ne peut pas partir à l'étranger, il ne peut pas louer un appartement etc.
L'élève sans papiers vit dans la peur constante d'une expulsion.
http://www.educationsansfrontieres.org/IMG/pdf/Guide_RESF_2007_partie_juridique.pdf
Convention Internationale des Droits de l'Enfant
Ratifié en 1989 par 191 pays à l'exception des Etats-Unis et de la Somalie, avec ses 54 articles, la Convention énonce les droits fondamentaux qui sont ceux de tous les enfants du monde : le droit à la survie; le droit de se développer dans toute la mesure du possible; le droit d'être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l'exploitation; et de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale.
Les quatre principes fondamentaux de la Convention sont la non-discrimination; la priorité donnée à l'intérêt supérieur de l'enfant; le droit de vivre, de survivre et de se développer; et le respect des opinions de l'enfant. Tous les droits reconnus dans la Convention sont inhérents à la dignité humaine et au développement harmonieux de chaque enfant. La Convention protège les droits des enfants en fixant des normes en matière de soins de santé, d'éducation et de services juridiques, civils et sociaux.
Dans les faits, sur les 54 articles, 3 sont réellement applicables en France.
http://www.justice.gouv.fr/textfond/enfant.htm
Centre de rétention La rétention administrative est une mesure de privation
de liberté décidée par le préfet pour éviter que l’étranger
ne se soustraie à une mesure d’éloignement forcée,
comme l’obligation de quitter le territoire français ou la
reconduite à la frontière. Il est alors placé en centre de rétention.
La durée dans un centre de rétention ne pourra pas excéder 32 jours.
Un mineur peut être placé en centre de rétention au même titre qu'un adulte. Il est là parce qu'il "accompagne" ses parents et sa présence -anormale - n'est pas comptabilisée.
Le rapport du député Louis Mermaz met en cause les conditions «indignes » réservées aux étrangers en situation irrégulière dans les centres de rétention ainsi qu'aux enfants qui y sont aussi enfermés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_de_r%C3%A9tention_administrative
Les Roms ou Rroms
Les Rroms ou Roms sont appelés en français Gitans, Tsiganes ou Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sinti, Gens du voyage ou encore Nomades.
Originaire des régions situées entre le nord-ouest de l'Inde et le plateau iranien, les Rroms migrants actuellement présents en France sont majoritairement d’origine roumaine. Ils sont au plus quelques milliers. Les Rroms sont venus et arrivent encore pour des raisons liées aux événements politiques de la dernière décennie (chute des régimes communistes, conflits armés) et aux discriminations et humiliations, voire aux violences à caractère raciste dont ils sont victimes dans ces pays. La majorité des Rroms sont exclus des droits fondamentaux :
travail, culture, santé, logement, droits sociaux. Voilà pourquoi certains choisissent l’exil avec pour objectif principal : trouver un avenir meilleur pour leurs enfants.
http://lesrroms.blogg.org/
Test osseux
Lorsque la minorité d'un jeune étranger est contestée, surtout lorsqu’il ne dispose pas de documents d’identité ou d’état civil, un magistrat peut
alors ordonner une expertise médicale afin, soi-disant,
de déterminer son âge. On effectue alors un test osseux avec radiographie des poignets. Bien que la validité de cette
expertise soit extrêmement contestable, elle est souvent
déterminante dans la mise en oeuvre ou non d’une mesure
d’assistance éducative ou d’éloignement du territoire.
Ces expertises osseuses sont très contestables, peu fiables et comportent une marge d'erreur de 18 mois. De plus, les critères retenus par les expertises osseuses ont été établis au début du 20ème siècle à partir des caractéristiques morphologiques d’une population nord-américaine.
http://www.anafe.org/test.php
Cimade
la Cimade est une association œcuménique au service des réfugiés et des étrangers en France. Elle est composée en grande partie de bénévoles, d’adhérents et de sympathisants.
0http://www.cimade.org/
Resf :
De nombreux professeurs ont été choqués d'apprendre que certains de leurs élèves se faisaient expulser faute de papiers. Pour lutter contre ces expulsions sauvages et faire respecter le droit de chaque enfant à l'éducation un réseau s'est crée : le Réseau Education Sans Frontière. Il est constitué de bénévoles, en grande partie issus du corps enseignant mais aussi de parents d'élèves.
Sans leur aide, ce film n'aurait pu voir le jour.
1http://www.educationsansfrontieres.org/
Médecins du Monde :
Avec sa Mission Banlieue, Médecins du Monde, une ONG composée essentiellement de bénévoles, intervient auprès des populations rroms.
Médecins du monde soigne les populations les plus vulnérables dans des situations de crises et d’exclusion partout dans le monde et en France.
Grace à Michel Mézard et Sylvie Monin, j'ai pu rentrer en contact avec de nombreuses familles rroms, je les en remercie vivement.
2http://www.medecinsdumonde.org/presse/dossierspresse/rroms_mai2003
ASA'V
L'Association pour l’accueil des voyageurs a été créée en 1990 pour aider deux types de populations tsiganes installées en France : les Gens du voyage et les Roms roumains, qu’ils soient itinérants ou sédentarisés. http://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/p/partenaire_649.php
Photos :
Lors des repérages dans les bidonvilles autour de Paris, de nombreuses photos d'enfants sans papiers, scolarisés ou non, ont été prises par la photographe Corinne Pontoir. Vous pouvez les voir sur son site :
http://kodklic.free.fr/ko/pagesrroms/rroms.htm
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| Présentation |  Bonjour,
Il y a trois ans, j'étais encore une réalisatrice insouciante, préférant la fiction à la réalité, l'imaginaire au documentaire.
Et puis, un matin d'octobre 2004, j'ai fait un voyage en terre inconnue.
Dans un bidonville.
Sans eau ni électricité.
A quelques kilomètres de Paris.
C'est là que j'ai rencontré Roxana, une petite Roumaine de 13 ans.
Elle était arrivée illégalement sur le territoire français avec ses parents. Elle était sans papiers.
Roxana était vive, gaie, pleine d'envie et de confiance en l'avenir. D'ailleurs, son rêve était de devenir policière. Jusqu'au jour où elle a été expulsée. Elle ne savait ni lire ni écrire.
Roxana n'avait jamais été scolarisée.
A ce moment, je n'en ai pas cru mes oreilles ! Comment c'était possible ? En France ? Pourtant l'école est obligatoire pour tous, avec ou sans papiers ! J'étais stupéfaite en apprenant que Roxana n'avait jamais pu aller à l'école faute de papiers ! Roxana qui en 2007 deviendrait Européenne était privée d'école !
Comment c'était possible ? Il devait bien y avoir une loi, quelque chose pour protéger ces enfants, pour ne pas les priver du droit fondamental qu'est l'éducation ?
A quoi donc servait la Convention des droits de l'enfant ? A rien ? Ce n'était que du papier pour nous donner bonne conscience ?
J'ai voulu en savoir plus et je suis allée à la rencontre des enfants sans papiers. Et croyez-moi, cela en fait du monde ! Cela en fait des enfants dont les droits sont bafoués !
A travers ce documentaire, j'ai voulu leur donner la parole et les écouter me raconter leur vie.
J'ai eu envie d'entendre ce que je ne voyais pas à la télévision, ce dont la presse parle trop peu.
Je ne voudrais pas me réveiller un matin en disant, je ne savais pas.
Si vous aussi vous voulez savoir, n'hésitez pas...
Je tiens à remercier le Réseau Education Sans Frontières ainsi que Médecins du Monde sans qui ce film n'aurait pu se faire.
Marie Borrelli Envoyer un mail à l'auteur | |
| commentaire(s) | UN DVD EXISTE fabiobreizh (31/03/2008 22:52)Je suis une personne... |
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