| mercredi 11 avril 2012, a 13:22 |
| Prix reçu |
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| mardi 15 février 2011, a 17:50 |
| un film de marie borrelli |
Icham, F. et Lionel sont scolarisés en France. Mais, sans papiers,
ils risquent une expulsion du jour au lendemain. Pourtant, ces
enfants-là, arrivés en France depuis quelques années, sont loin d'être
en vacances. Chaque jour, pour eux, relève du parcours du combattant.
Qu'ils soient d'Europe de l'est ou d'Afrique, ces enfants aspirent à la
même chose : aller à l'école, faire des études et mener une vie normale,
comme tous les enfants de leur âge.
La caméra suit quelques-uns d'entre eux dans leur combat quotidien :
démarches administratives sans fin, déménagements de squats
Pour acheter le DVD du film (paypal), organiser une projection cliquer sur : ratapignata productions
ou merci d'envoyer un mail a contact@ratapignata.com
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| mardi 15 février 2011, a 17:36 |
| sans papiers ni crayon |
Ce documentaire a reçu le grand prix de l'Education en 2007.
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| mardi 15 février 2011, a 17:29 |
| les personnages |
Voici dans les articles suivants les élèves sans papiers qui témoignent dans le documentaire. |
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| mardi 15 février 2011, a 17:27 |
| icham |
Marocain,
arrivé en France à l'âge de 15 ans. Il vit dans un hôtel, une petite chambre
sans douche.
Pour
gagner un peu d'argent, il travaille dans une épicerie, au noir. Il
est sous payé et fait des horaires de dingue.
Il
se bat depuis 2 ans pour avoir ses papiers et vient de recevoir un arrêté de
reconduite à la frontière...Il a 48 h pour faire appel. |
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| mardi 15 février 2011, a 17:24 |
| f. |
Algérienne,
arrivée en France il y a 4 ans avec sa famille. Depuis son arrivée, elle
n'a connu que les squats, les hébergements d'urgence et l'hôtel.
La
fin de la trêve hivernale approche, le risque d'expulsion aussi. F. a très
peur d'être expulsée. Elle a peur, entre autres, de se retrouver dans un pays
dont elle ne connait plus la langue. "Là-bas" dit-elle, " à
l'école, ils vont me mettre avec les petits, parce que je ne sais pas écrire
l'arabe et je suis trop petite pour être avec des petits." |
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| mardi 15 février 2011, a 17:20 |
| Lionel |
C'est
un Rrom* de Roumanie. Il est arrivé en France avec sa famille il y a plus
de 8 ans. Au moment du tournage, il était scolarisé depuis un mois
seulement et vivait dans un bidonville. La police ayant menacé d'expulser ses
habitants sous peu, Lionel pourra-t-il continuer à aller à l'école ? Et bien
non ! Un an après le tournage du film et alors que la Roumanie vient d'entrer
dans l'Europe, Lionel a été une fois de plus expulsé et se retrouve de nouveau
sans école. Car être Européen n'est pas une condition suffisante pour éviter
l'expulsion, il faut aussi justifier d'un salaire mensuel de 800 euros.
Aujourd'hui,
Lionel vit dans un nouveau bidonville dans le 93. Ils sont 11 dans deux
caravanes.
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| mardi 15 février 2011, a 17:19 |
| saad |
Son prénom veut dire la chance. Saad a traversé toute la France
en bus en passant par l'Espagne. Arrivé du Maroc à l'âge de 15 ans pour
rejoindre sa tante, il a été choisi par sa famille. Il ne savait pas ce qui
l'attendait ici.
Il ne savait pas que ce serait si dur de vivre sans parents. Il
ne savait pas qu'il ne reverrait pas ses frères et sœurs, qu'il perdrait
famille et amis en venant en France. A 15 ans, il a du se reconstruire une vie.
Cela n'a pas été facile mais Saad y est arrivé. Le petit garçon qu'il était
quand il est parti a fait place à un homme qui a toutes ses attaches en France.
Passionné
par la mécanique, il rêve de pouvoir continuer ses études après le bac. Mais
sans papiers, comment poursuivre des études supérieures ? Car, pour
s'inscrire à la fac, il faut des papiers en règle, idem pour un BTS ou pour
faire un stage.
Saad
vient de fêter ses 20 ans.
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| mardi 15 février 2011, a 17:18 |
| Vasile |
Il est Moldave. Quand il est arrivé en France, à l'âge de
15 ans, il parlait à peine le Français. Dans son pays, à l'école, il ne voulait
pas l'apprendre, pensant que cela ne lui servirait à rien. Arrivé avec sa
famille il y a 4 ans, aujourd'hui, il parle le français couramment.
Ses 18 ans, il les a eus sur un chantier, il faisait le maçon.
Comme beaucoup de sans papiers, pour survivre, il travaille au noir, faisant
des chantiers dans le bâtiment. Et quand l'employeur ne veut pas les payer, ce qui
arrive souvent, et bien, il ne peut rien dire, il ne peut pas porter plainte
parce qu'il n'a pas de papiers.
Et c'est justement parce qu'il
n'avait pas de papiers qu'il s'est fait arrêter, « comme un
criminel » dit-il, « avec les menottes aux poignets ». On l'a
mis tout nu pour le fouiller, on l'a mis en garde à vue et il a été envoyé en
centre de rétention*. Cette « expérience », ce non respect de sa
dignité humaine, l'a profondément blessé. |
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| mardi 15 février 2011, a 17:17 |
| jean |
Il est Haïtien. Toute sa famille a été massacrée. Il est
arrivé en France, seul. Il a dû faire face non seulement au décès de ses
parents mais à sa situation d'étranger arrivé illégalement sur le territoire
français.
Dans son pays, il ne savait pas que l'accueil en France serait
comme cela. D'ailleurs, personne ne le croirait s'il devait raconter ce qu'il a
vécu, sortant très peu, marchant dans la rue en rasant les murs par peur
de la police, il a vécu des mois en vivant caché et replié sur lui-même. Pour
lui, la France c'était le pays des droits de l'homme. |
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| mardi 15 février 2011, a 17:16 |
| sarah |
Tunisienne,
arrivée en France il y a deux ans avec sa mère. Elle a été contrôlée par la
police, déclarée majeure et mise en prison. Elle a subi un examen test
osseux* et un examen des poignets pour "vérifier" son âge...
Cette
expérience l'a profondément avilie. Elle s'est sentie être une moins que rien,
"pire qu'un chien à qui on donne un coup de pied" nous disait-elle.
A
l'heure actuelle, je n'ai plus aucune nouvelle.
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| mardi 15 février 2011, a 17:15 |
| guy |
La
dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles, c'était par téléphone. Il était à
la rue avec sa femme et son petit garçon de moins de deux ans. C'était en
décembre 2006. Depuis, plus de portable, plus rien.
Guy,
orphelin Camerounais de 19 ans, depuis cinq ans en France et scolarisé au lycée
Feyder en Terminale, a été arrêté en septembre 2005 et mis en centre
de rétention. Il a refusé d'embarquer dans l'avion qui devait le ramener
dans son pays.
Alors
qu'il était en centre de rétention*, sa copine a accouché. Touchés et
choqués par sa situation, les élèves de son lycée s'étaient mobilisés
pour obtenir sa libération. Guy a obtenu un titre de séjour provisoire
d'un an.
Guy
nous raconte son passage en centre de rétention où il a vu des gens se mutiler,
se lacérer le ventre...
.. |
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| mardi 15 février 2011, a 17:14 |
| Nana |
Elle
est arrivée seule en France, à l'âge de 15 ans, chez un "oncle"
qu'elle ne connaissait guère. Elle a été choisie pour son caractère
débrouillard. Dans son pays, en parlant de la France, on dit : La France,
Terminus de la terre.
Elle
a surmonté toutes les épreuves, la rue, le placement en foyer mais le plus
dur a été le jour où elle a appris que sa mère était décédée. Faute de
papiers, elle n'a pas pu prendre l'avion, quitter le territoire comme tout le
monde et aller la voir une dernière fois.
A
bout et fatiguée d'une telle vie, elle ne voulait plus aller à l'école. "A
quoi me sert d'aller à l'école si demain je me fais expulser ? A
réchauffer les bancs ?
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| mardi 15 février 2011, a 17:11 |
| les intervenants |
Voici dans les articles suivants, une présentation des différents intervenants du film. |
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| mardi 15 février 2011, a 17:10 |
| Camille Desert |
Juriste, elle travaille à la Cimade* et s'occupe,
entre autres, d'aider les élèves sans papiers dans leurs démarches
juridiques. Afin de défendre ses droits
devant un tribunal, l'élève sans papiers doit y déposer un dossier reprenant
tous les éléments de sa vie en France, toutes les pièces justificatives pouvant
faire acte de son intégration y sont intégrées. Ce dossier peut comporter plus
d'une centaine de pages. C'est un travail fastidieux à faire, une très longue
et lourde tâche difficile à accomplir pour un adulte et pratiquement impossible
pour un jeune adolescent.
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| mardi 15 février 2011, a 17:08 |
| Christophe Hespel |
Il est proviseur d'un lycée
professionnel dans le 18ième arrondissement de Paris. Au cours des dernières
années, il a constaté une nette évolution du nombre d'élèves sans papiers au
sein de son établissement.
Le plus dur, pour un élève sans
papiers et d'oser avouer sa situation. Car, de l'extérieur, un élève sans
papiers est un élève comme un autre mais qui vie une situation tragique.
Honteux de son état, ayant peur de se faire traiter de « sans
papiers » par ses camarades - insulte suprême - nombre d'élèves sans
papiers, racontent qu'ils n'hésitent pas à employer cette injure envers
d'autres afin de se protéger eux-mêmes. Cette peur, disparaît dès que l'élève
ose révéler sa situation.
Mis au courant, les camarades de
classe se montrent, en générale, très solidaire de leurs copains sans papiers
et n'hésitent pas à les défendre et à les soutenir (pétition, manifestation
etc.) |
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| mardi 15 février 2011, a 17:06 |
| Pablo Krasnopolsky |
Il est enseignant et porte parole
du Réseau Education Sans Frontière. Chaque semaine, il organise une réunion
d'information dans son département afin d'aider les élèves sans papiers qui le
souhaitent pour la constitution de leur dossier en vu de faire régulariser leur
situation.
En gros, il y a deux types
d'élèves, celui qui est mineur et celui qui ne l'est pas. Pour celui qui n'est
pas majeur, il est capital de le mettre au courant de ce qui l'attendra une
fois la majorité atteinte. Beaucoup d'élèves ignorent qu'ils vont devenir du
jour au lendemain des sans papiers, sans aucun droit, risquant l'expulsion au
moindre contrôle de police.
Pour les élèves majeurs, il est
important de les soutenir aussi bien moralement que dans leurs démarches
administratives.
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| mardi 15 février 2011, a 17:05 |
| Catriona Laing |
Elle travaille bénévolement à Médecins du Monde où elle est
responsable de la scolarisation des Roms*. Chaque semaine, elle se rend
dans les bidonvilles, terrains, squats et autres campements en région
Ile-de-France afin d'y rencontrer les enfants roms non scolarisés. Il
y a plus d'une vingtaine de bidonvilles autour de Paris, sans eau ni
électricité où s'entassent des familles qui vivent dans des caravanes dans des
conditions insalubres et inacceptables. On trouve aussi, malheureusement, de
nombreux autres terrains sur toute la France et notamment à Lyon, Marseille et
Nice.
Alors que l'école est obligatoire pour tous, les enfants
roms, rencontrent de nombreuses difficultés pour se faire scolariser. Une des
difficultés est lié au racisme est à l'exclusion que rencontrent ces
populations.
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| mardi 15 février 2011, a 17:04 |
| jack lang |
Député
PS du Pas-de-Calais et ancien ministre de l'Education Nationale, Jack Lang
a invité "tous les républicains" à s'opposer à l'expulsion des
enfants étrangers scolarisés.
Relayant
un appel du "Réseau Education sans frontières" (RESF*), il a jugé
"souhaitable que tous les républicains fassent bouclier pour que les
enfants restent en France". "Aujourd'hui, il y a des centaines
d'enfants, de jeunes, dans des écoles, dans des lycées, dans des collèges qui
sont menacés d'expulsion hors de France…" a expliqué Jack Lang à La
Tribune le,27/04/06.
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| mardi 15 février 2011, a 17:03 |
| Yannick Lucas |
Il est médiateur à l'ASAV* et s'occupe de la scolarisation des
Roms* dans le 93. Il effectue un travail très minutieux sur le terrain afin
d'aider tous les enfants recensés à être scolarisé. Pour cela,
travaillant au cas par cas, il s'occupe des formalités administratives et
médicales nécessaires à l'inscription d'un enfant à l'école.
Concrètement, il va chercher les enfants sur le terrain, les
emmène se faire vacciner, les conduit à la mairie pour se faire inscrire à
l'école et ensuite à l'école. Mais, il veille aussi à ce qu'une approche soit
faite conjointement avec les enseignants afin de les sensibiliser sur les
enfants roms. Il est important de le faire car, du fait de leurs conditions de
vie, les enfants roms peuvent être très facilement rejetés par leurs camarades
tout comme par leurs enseignants. Par exemple, le fait de ne pouvoir se laver
faute d'eau courante, le fait de porter des vêtements sales sont des facteurs
d'exclusion. n. |
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| mardi 15 février 2011, a 17:01 |
| Thierry Mariani |
Député UMP du Vaucluse, Thierry Mariani, est le rapporteur
du projet de loi Intégration et Immigration à l'Assemblée, projet de loi qui a
été adopté le 21 juin 2006 et déclare que :
« S'agissant de la lutte contre l'immigration clandestine, je fixe
l'objectif de 28 000 reconduites exécutées en 2007 ; en 2002 il
y en a eu à peine 10 000… »
Il ajoute que :
« C'est une constante chez Nicolas Sarkozy, que d'avoir
une politique ferme mais juste. La fermeté consiste à dire que ce n'est pas
parce qu'on arrive avec un enfant et qu'on le scolarise qu'on a un droit
indéfini au séjour, la justice c'est une politique au cas par cas. Ce que
propose Nicolas Sarkozy c'est un juste équilibre. »
Et, défendant le principe de "l'immigration choisie"
il déclare que :
« C'est le droit d'un pays d'accepter en priorité ceux
qu'il souhaite sur son territoire. Si des millions de personnes veulent quitter
leur pays à cause de la misère, c'est notre droit, sans scrupules, d'accueillir
les meilleurs d'entre eux. »
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| mardi 15 février 2011, a 16:54 |
| Marie-Cecile Plà |
Elle est rééducatrice scolaire en primaire, c'est-à-dire,
qu'elle s'occupe d'enfants qui ont des problèmes à l'école. Parmi les enfants
dont elle s'occupe, il y a des enfants de sans papiers*.
Les enfants de sans papiers, du fait de leur situation, peuvent
avoir des troubles comportementaux. Il est très difficile pour un enfant de
comprendre pourquoi ses parents - parce qu'ils n'ont pas de papiers - sont
« hors-la-loi » au même titre qu'un voleur ou un truand.
L'enfant a besoin pour se
construire d'un modèle parental, le fait de voir ses parents se faire menotter
ou expulser entraîne chez l'enfant une perte de repaires. Pour se protéger,
l'enfant va alors soit, se replier sur lui-même et rejeter tout ce qu'il est,
sa famille, ses origines, refuser de parler etc. soit, devenir extrêmement
violent. |
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| mardi 15 février 2011, a 16:50 |
| LES MOTS CLEFS |
Elève sans papier
La
loi ne considère pas un mineur comme étant sans papiers, ce sont ses parents
qui le sont. Par contre, dès son 18ième anniversaire, l'enfant
devient immédiatement un sans papiers, un étranger en situation
irrégulière. Il risque l'expulsion au moindre contrôle de police. De même qu'il
ne peut pas ouvrir un compte bancaire, il ne peut pas passer son permis, il ne peut pas s'inscrire dans une
bibliothèque, il ne peut pas travailler, il ne peut pas poursuivre d'études,
il ne peut pas
s'inscrire en stage, il ne peut pas partir à l'étranger, il ne
peut pas louer un appartement etc.
L'élève
sans papiers vit dans la peur constante d'une expulsion.
http://www.educationsansfrontieres.org/IMG/pdf/Guide_RESF_2007_partie_juridique.pdf
Convention Internationale des Droits de l'Enfant
Ratifié
en 1989 par 191 pays à l'exception des Etats-Unis et de la Somalie, avec ses 54
articles, la Convention énonce les droits fondamentaux qui sont ceux
de tous les enfants du monde : le droit à la survie; le droit de se développer
dans toute la mesure du possible; le droit d'être protégé contre les influences
nocives, les mauvais
traitements et l'exploitation; et de participer à part entière
à la vie familiale, culturelle et sociale.
Les
quatre principes fondamentaux de la Convention sont la non-discrimination; la
priorité donnée à l'intérêt
supérieur de l'enfant; le droit de vivre, de survivre et de se
développer; et le respect des opinions de l'enfant. Tous les droits reconnus
dans la Convention sont inhérents à la dignité humaine et au développement
harmonieux de chaque enfant. La Convention protège les droits des enfants en
fixant des normes en matière de soins de santé, d'éducation et de services juridiques,
civils et sociaux.
Dans
les faits, sur les 54 articles, 3 sont réellement applicables en France.
http://www.justice.gouv.fr/textfond/enfant.htm
Centre de rétention
La rétention administrative est une mesure de privation
de liberté décidée par le préfet pour éviter que l'étranger
ne se soustraie à une mesure d'éloignement forcée,
comme l'obligation de quitter le territoire français ou la
reconduite à la frontière. Il est alors placé en centre de
rétention.
La
durée dans un centre de rétention ne pourra pas excéder 32 jours.
Un
mineur peut être placé en centre de rétention au même titre qu'un adulte. Il
est là parce qu'il "accompagne" ses parents et sa présence -anormale
- n'est pas comptabilisée.
Le
rapport du député Louis Mermaz met en cause les conditions «indignes »
réservées aux étrangers en situation irrégulière dans les centres de rétention
ainsi qu'aux enfants qui y sont aussi enfermés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_de_r%C3%A9tention_administrative
Les Roms ou Rroms
Les
Rroms ou Roms sont appelés en français Gitans, Tsiganes ou Tziganes,
Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sinti, Gens du voyage ou encore Nomades.
Originaire
des régions situées entre le nord-ouest de l'Inde et le plateau iranien, les
Rroms migrants actuellement présents en France sont majoritairement d'origine
roumaine. Ils sont au plus quelques milliers. Les Rroms sont venus et arrivent
encore pour des raisons liées aux événements politiques de la dernière décennie
(chute des régimes communistes, conflits armés) et aux discriminations et
humiliations, voire
aux violences à caractère raciste dont ils sont victimes dans
ces pays. La majorité des Rroms sont exclus des droits fondamentaux :
travail, culture, santé, logement, droits sociaux. Voilà
pourquoi certains choisissent l'exil avec pour objectif principal : trouver
un avenir meilleur pour leurs enfants.
http://lesrroms.blogg.org/
Test osseux
Lorsque
la minorité d'un jeune étranger est contestée, surtout lorsqu'il ne dispose pas
de documents d'identité ou d'état civil, un magistrat peut
alors ordonner une expertise médicale afin, soi-disant,
de déterminer son âge. On effectue alors un test osseux
avec radiographie des poignets. Bien que la validité de cette
expertise soit extrêmement contestable, elle est souvent
déterminante dans la mise en oeuvre ou non d'une mesure
d'assistance éducative ou d'éloignement du territoire.
Ces
expertises osseuses sont très contestables, peu fiables et comportent une
marge d'erreur de 18 mois. De plus, les critères retenus par les expertises
osseuses ont été établis au début du 20ème siècle à partir des caractéristiques
morphologiques d'une population nord américaine.
http://www.anafe.org/test.php
Cimade
la
Cimade est une association œcuménique au service des réfugiés et des étrangers
en France. Elle est composée en grande partie de bénévoles, d'adhérents et de
sympathisants.
0http://www.cimade.org/
Resf :
De
nombreux professeurs ont été choqués d'apprendre que certains de leurs élèves
se faisaient expulser faute de papiers. Pour lutter contre ces expulsions
sauvages et faire respecter le droit de chaque enfant à l'éducation un réseau
s'est crée : le Réseau Education Sans Frontière. Il est constitué de
bénévoles, en grande partie issus du corps enseignant mais aussi de parents
d'élèves.
Sans
leur aide, ce film n'aurait pu voir le jour.
1http://www.educationsansfrontieres.org/
Médecins du Monde :
Avec
sa Mission Banlieue, Médecins du Monde, une ONG composée essentiellement de
bénévoles, intervient auprès des populations rroms.
Médecins
du monde soigne les populations les plus vulnérables dans des situations de
crises et d'exclusion partout dans le monde et en France.
Grace
à Michel Mézard et Sylvie Monin, j'ai pu rentrer en contact avec de nombreuses
familles rroms, je les en remercie vivement.
2http://www.medecinsdumonde.org/presse/dossierspresse/rroms_mai2003
ASA'V
L'Association
pour l'accueil des voyageurs a été créée en 1990 pour aider deux types de
populations tsiganes installées en France : les Gens du voyage et les Roms
roumains, qu'ils soient itinérants ou sédentarisés. http://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/p/partenaire_649.php
Photos :
Lors
des repérages dans les bidonvilles autour de Paris, de nombreuses photos
d'enfants sans papiers, scolarisés ou non, ont été prises par la
photographe Corinne Pontoir. Vous pouvez les voir sur son site :
http://kodklic.free.fr/ko/pagesrroms/rroms.htm
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| mardi 15 février 2011, a 16:45 |
| Fiche technique du film |
Genre : Documentaire
Durée : 52
minutes
Version : Française
Format : 16/9
Son :
Mono
Equipe Techinique :
Ecriture et Réalisation : Marie
Borrelli
Assistant Paris : Guillaume
Estivie
Assistant Marseille : Boris
Laurent
Image :
Philippe Lafaix
Marie Borrelli
Son :
Gérard Achille
Guillaume
Estivie
Montage image : Barbara
Chiarazzo
Assistants monteur image :
Nicolas Jazat
Anne
Montage son et Mixage :
Jean-Luc Bardyn
Chargés de production : Benoit
Colson
David Daurier
Alba Fernandez
Pierre Grangereau
Transcription : Pascale
Pautrat
Photos :
Corinne Pontoir
Musique originale :
Dadou |
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| Présentation |  Bonjour,
Il y a trois ans, j'étais encore une réalisatrice insouciante, préférant la fiction à la réalité, l'imaginaire au documentaire.
Et puis, un matin d'octobre 2004, j'ai fait un voyage en terre inconnue.
Dans un bidonville.
Sans eau ni électricité.
A quelques kilomètres de Paris.
C'est là que j'ai rencontré Roxana, une petite Roumaine de 13 ans.
Elle était arrivée illégalement sur le territoire français avec ses parents. Elle était sans papiers.
Roxana était vive, gaie, pleine d'envie et de confiance en l'avenir. D'ailleurs, son rêve était de devenir policière.Au jour de son expulsion, elle ne savait ni lire ni écrire.
Roxana n'avait jamais été scolarisée.
A ce moment, je n'en ai pas cru mes oreilles ! Comment c'était possible ? En France ? Pourtant l'école est obligatoire pour tous, avec ou sans papiers ! J’étais stupéfaite en apprenant que Roxana n'avait jamais pu aller à l'école faute de papiers ! Roxana qui en 2007 deviendrait Européenne était privée d'école !
Comment c'était possible ? Il devait bien y avoir une loi, quelque chose pour protéger ces enfants, pour ne pas les priver du droit fondamental qu'est l'éducation ?
A quoi donc servait la Convention des droits de l'enfant ? A rien ? Ce n'était que du papier pour nous donner bonne conscience ?
J'ai voulu en savoir plus et je suis allée à la rencontre des enfants sans papiers. Et croyez-moi, cela en fait du monde ! Cela en fait des enfants dont les droits sont bafoués !
A travers ce documentaire, j'ai voulu leur donner la parole et les écouter me raconter leur vie.
J'ai eu envie d'entendre ce que je ne voyais pas à la télévision, ce dont la presse parle trop peu.
Je ne voudrais pas me réveiller un matin en disant, je ne savais pas.
Si vous aussi vous voulez savoir, n'hésitez pas...
Je tiens à remercier le Réseau Education Sans Frontières ainsi que Médecins du Monde sans qui ce film n'aurait pu ce faire.
Marie Borrelli - Mai 2007
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